Au fil de l'eau

Nereid, une entreprise qui s’apprête à changer le monde

La société Nereid SA qui a vu le jour en 2010, a focalisé ses travaux sur la mise au point d’un système de dessalement de l’eau à l’énergie renouvelable, complètement autonome.

Une technique problématique

Mais ce procédé de l’osmose inverse n’est pas sans inconvénient puisqu’il nécessite une consommation d’énergie de plus de 50% du coût opérationnel du dessalement.

De plus, il expose directement la production d’eau aux fluctuations de l’énergie fossile.
Sans compter l’impact environnemental de l’utilisation de cette énergie et du procédé lui-même, l’osmose inverse a un impact négatif important sur le milieu marin. En effet, la salinité de la saumure rejetée par ce mode de desallement ainsi que les substances chimiques résiduaires du prétraitement sont nuisibles pour l’écosystème marin.

Nereid, une technologie révolutionnaire

Trouver une solution plus efficiente et respectueuse de l’environnement résonnait comme une évidence. C’est pourquoi la société Nereid SA qui a vu le jour en 2010, a focalisé ses travaux sur la mise au point d’un système de dessalement de l’eau à l’énergie renouvelable, complètement autonome.

Cette approche révolutionnaire combine une pompe radiale propriétaire intégrée dans une unité submersible de dessalement par osmose inverse, et un module terrestre de distillation à basse pression pour traiter le concentré rejeté par le système.

En combinant ces deux procédés, l’objectif de Nereid est de proposer le premier système de dessalement entièrement écologique, ne générant pas de rejet de concentré dans l’océan.
Ce système fonctionne aussi bien à l’énergie solaire qu’à l’énergie hydrolienne ou, bien sûr, au réseau électrique existant.

Des perspectives d’avenir intéressantes

Nereid ne compte pas en rester là. Malgré l’inventivité de son concept, les scientifiques continuent leurs recherches pour augmenter encore l’efficacité des pompes nécessaires à la désalinisation de l’eau.

Un nouveau procédé innovant élaboré avec l’Université de Genève devrait bientôt permettre de produire de l’eau potable sans aucun rejet dans la mer grâce à une distillation en circuit fermé à basse pression et à température ambiante.

La distillation s’effectuant sans aucun rejet de saumure dans l’océan jusqu’à la cristallisation du sel, avec l’avantage non négligeable de pouvoir commercialiser ce sel résiduel. Une nouvelle série de tests complet va être réalisée à l’EPFL en 2013 avec l’objectif de passer à la fabrication et à la commercialisation dès 2014.

Les débouchés commerciaux ne manquent donc pas  pour cette entreprise qui a su mettre son inventivité au profit d’un projet ambitieux et respectueux de l’environnement et qui aura à n’en pas douter, un impact significatif sur la vie de millions de personnes à travers le monde.

Une eau potable à bas prix

Grâce à cette technologie innovante, une économie de 20% de la consommation énergétique est possible par rapport aux technologies les plus récentes, diminuant le coût final du m3 d’eau potable produit.

Cette diminution de coût n’est pas anodine car c’est tout un développement économique des zones côtières des pays en développement que se dessine pour ces régions non encore desservies par un approvisionnement en eau et en électricité. Des perspectives touristiques, de loisirs ou même l’agriculture par irrigation deviendraient envisageable.

Mythologie

Qu'est-ce qu'une Néréide?

Nymphe marine, fille de Nérée et de Doris dans la mythologie grecque.

Néréide en mosaïque décorative du 2ème siècle après J.-C. située dans l'ancienne cité Romaine de Daphè près d'Antioche (actuelle Turquie).